
Le 28 mai dernier, une femme exceptionnelle a franchi un cap remarquable : Mme Rivard, reconnue comme la doyenne du Canada, a célébré son 109e anniversaire entourée de sa famille, de ses proches et de nombreux membres de sa communauté. Une occasion unique de souligner non seulement sa longévité, mais aussi le parcours inspirant d’une femme qui a traversé plus d’un siècle d’histoire avec détermination et curiosité.
Une célébration remplie d’émotion
Résidente au CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf, Mme Rivard a reçu de nombreux témoignages d’affection lors de cette journée spéciale. Ses deux filles jumelles, Lise et Lisette, leurs conjoints, les propriétaires des Résidences Soleil, le maire de Saint-Lambert ainsi que plusieurs résidents et employés étaient réunis pour lui rendre hommage.
Pour souligner l’événement, une gerbe de fleurs, un certificat honorifique ainsi qu’une plaque commémorative transmise par le premier ministre du Canada lui ont été remis.
Mais au-delà des honneurs, ce sont surtout les témoignages de ceux qui la côtoient quotidiennement qui impressionnent.
Une mémoire remarquable et une joie de vivre contagieuse
À 109 ans, Mme Rivard continue de participer activement à la vie de sa résidence. Lecture quotidienne du journal, activités sociales, bingo et célébrations religieuses font toujours partie de sa routine.
Les membres du personnel la décrivent comme une personne attentive aux autres, dotée d’une mémoire exceptionnelle et d’une grande bienveillance. Sa capacité à remarquer lorsqu’une personne ne va pas bien témoigne d’une sensibilité qui n’a jamais diminué avec les années.
Son élégance, son optimisme et sa persévérance en font une source d’inspiration autant pour les résidents que pour les employés qui l’entourent.
Une vie d’apprentissage et d’émancipation
Née en 1917 à Sainte-Anne-des-Plaines, Mme Rivard grandit dans une époque où les possibilités offertes aux femmes étaient beaucoup plus limitées qu’aujourd’hui. Pourtant, elle a toujours démontré une soif d’apprendre et une volonté de repousser les barrières.
Dans la quarantaine, elle entreprend l’apprentissage de l’anglais avant de suivre une formation en esthétique, un choix particulièrement audacieux pour une femme mariée de son époque.
Quelques années plus tard, elle ouvre son propre cabinet d’esthétique à domicile à Saint-Lambert et bâtit une carrière dont elle sera très fière.
Réinventer sa vie après 60 ans
L’une des leçons les plus inspirantes de son parcours demeure sans doute sa capacité à se réinventer.
À 64 ans, après la fin de son mariage, plusieurs auraient pu choisir de ralentir. Mme Rivard, elle, décide plutôt d’embrasser pleinement sa liberté nouvellement acquise.
Elle apprend à gérer ses finances, s’implique en politique, suit diverses formations, apprend l’espagnol et voyage dans plusieurs pays, notamment en Allemagne, en France et au Mexique.
Cette période de sa vie démontre qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir de nouvelles passions, développer de nouvelles compétences ou entreprendre de nouveaux projets.
Le secret d’une vie bien remplie
Jusqu’à l’âge de 100 ans, Mme Rivard conduisait encore sa voiture et jouait au golf. Par la suite, elle a conservé une vie active grâce à la marche, une activité qu’elle affectionne particulièrement.
Son parcours nous rappelle que le vieillissement peut être synonyme d’épanouissement, d’autonomie et de participation sociale.
Plus encore, son histoire nous invite à réfléchir à ce qui donne véritablement du sens à une vie : la curiosité, le désir d’apprendre, l’ouverture aux autres et la capacité de continuer à avancer malgré les défis.
Une inspiration pour tous les Québécois
Dans un contexte où la population vieillit et où les aînés occupent une place de plus en plus importante dans notre société, des parcours comme celui de Mme Rivard rappellent toute la richesse de l’expérience humaine.
À 109 ans, elle incarne bien plus qu’un record de longévité. Elle représente la résilience, l’indépendance et la capacité de continuer à grandir à chaque étape de la vie.
Son histoire nous rappelle qu’une vie exceptionnelle ne se mesure pas seulement au nombre d’années vécues, mais à la manière dont elles sont remplies.







